Syndic de copropriété: Les intérêts de la gestion non professionnelle

Syndic de copropriété: Les intérêts de la gestion non professionnelle

Après la promulgation de la loi Alur au mois de mars 2014, beaucoup d’observateurs ont soutenus que les syndics non professionnels vont certainement être écartés de la gestion des copropriétés. En effet, les dispositions de cette nouvelle loi privilégient surtout les syndics professionnels puisqu’ils sont les plus susceptibles de remplir les conditions législatives et réglementaires, ainsi que les compétences exigées. Pourtant, rechercher syndic professionnel revient plus cher que de recourir aux services d’un non professionnel. Avant la loi Alur, bon nombre de syndicats de copropriétaires ont opté pour la désignation d’un meilleur syndic bénévole à cause des frais de gestion jugés rédhibitoires pour certains. Mais même après l’entrée en vigueur de la loi Alur, la gestion bénévole ou coopérative garde toujours ses intérêts dans l’administration d’un petit lot de copropriété. Quelques dispositions de cette loi méritent ainsi l’attention des copropriétaires qui souhaitent continuer à faire confiance à l’un d’entre eux pour les représenter.

Certes, un professionnel mérite d’être payé plus qu’un non professionnel mais les coûts sautent aux yeux dès qu’on prend la peine de consulter un comparateur syndic. Avec un syndic professionnel, les coûts de gestion et les charges de copropriété montent en flèche puisque la loi Alur prévoit quelques frais obligatoires et une augmentation des honoraires. Ainsi, si le syndicat des copropriétaires décide de trouver syndic non professionnel, le principal intérêt se trouve dans la rémunération. La loi Alur comme la loi du 10 juillet 1965 interdit aux syndics bénévoles ou non professionnels de toucher une rémunération, sauf une indemnisation proportionnelle aux activités qu’il consacre à la copropriété. La gestion directe opérée par les copropriétaires eux-mêmes pourrait néanmoins trouver ses limites dans certains cas. La loi syndic 2015 prévoit, par exemple, que les copropriétaires devront avoir accès à tous les documents relatifs à la gestion de la copropriété à tout moment. Une disposition qui nécessite l’installation d’un système d’information particulier qu’un non professionnel aura des difficultés à mettre en œuvre.

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